Lever tôt. Pas trop dormis, forcèment. 4 heures du mat' sur une aire à Nîmes, histoire d'attendre le bus.
Il arrive, on monte dedant et on s'endort. Le soleil se lève sur l'autoroute, les kilomètres défilent, on mange un bout sur les aires. Belfort arrive doucement. C'est vert et paisible, les paysages sont beaux. Soudain le camping apparait, il est 14heures, le bus se gare, 3 jours de folie peuvent commencer.
On nous met les bracelets jaunes, on plante la tente au poteau 18, on visite le camping. C'est grand, les équipements sont, huuum, sommaires mais efficaces.
16h, direction le festival. à pied, bien entendu. On suit une voie ferrée, 20 minutes de marche plus tard nous voilà à l'entrée du site. Je suis impressioné par l'imense grande scène et par le monde massé sur la presqu'île, c'est impressionnant.
On se dirige vers le chapiteau ou nous attend le premier concert.
Venus en album, j'adore. Un travail sur les ambiances fabuleux, de belles mélodies. J'attendais donc ce live avec impatience. J'ai trouvé la formation plutôt originale, la voix du chanteur claire, les chansons plutôt bien interprétées. Néammoins l'orchestre n'a servit absolument à rien et les chansons peinaient à se démarquer sur la longueur. Finalement, un bon show mais sans plus, presque une petite deception, j'attendais beaucoup plus d'eux.
Anaïs me disais très moyennement, un genre de musique pour pré-pubère ou français moyen. Etant donné qu'il n'y avait rien d'autre nous avons monté la butte et j'ai été très agréablement surpris. De l'energie, de l'humour, de la simplicité. Des chansons agréables, du courage (mine de rien elle était seule sur scène devant des milliers de personnes par spécialement acquises à sa cause. J'ai entendu beaucoup de "c'est pas pour toi qu'on vient c'est pour deftooooones), du stress (ça peut se comprendre, c'est son premier festival). Une très bonne surprise pour moi, elle a vraiment une belle voix.
On traine, on mange un bout en attendant
Deftones. On se pointe sur devant la grande scène quelques minutes avant le début.
C'est tout simplement pathétique. Du bruit, rien de plus. Un "chanteur" sans voix, des mélodies très moyennes. Insuportable, je dégage au bout de 20 minutes pour m'asseoir dans le chapiteau, on m'attend un truc enorme, mais ça je ne le savais pas.
Arctic Monkeys. Ca démarre fort, gros pogo, je me retrouve au millieu sans avoir rien demandé. Enormèment d'energie, de la qualité et un bon son. J'avais aimé leur album, j'ai adoré le live. Tout prenait une belle ampleur. J'aime beaucoup la voix du chanteur, assez spéciale dans son genre. Le public hurle les titres, tout s'enchaine très très vite. J'essaye de ne pas perdre Joan dans le tumulte de la fosse, c'est assez difficile. J'en suis ressortis lessivé mais heureux, c'était excellent. Mon tee-shirt a mis véridiquement deux jours à sécher au camping.

On regarde
Dionysos de loin, puisque je n'ai pas eu le temps de choper une place convenable. Très bonne utilisation de l'orchestre, le mariage des deux univers est très bien fait. Là encore beaucoup d'energie et des titres efficaces. Coupure de son limite scandaleuse, ça donne une impression très amère. Jolie moment lorsque l'orchestre a joué sans les micros. le concert se finit sur un slam géant du chanteur, il fut très applaudit.
J'ai super faim et avec Joan on se cherche : pita ou tartiflette ? après s'être posé la question durant 10 bonnes minutes, on a prit les deux. C'était bien bon, ça réconforte. on se lève de l'herbe ou nous étions étendu et on se dirige vers la grande scène.
The Strokes, j'en avais beaucoup entendu parler mais je n'avais jamais trop écouté. Très beau show d'un point du vue visuel mais musicalement je n'accroche pas. C'est sans doute très bien mais j'ai l'impression qu'ils ont joué la même chanson pendant une heure. Ca bouge (un peu) mais ça reste un peu chiant. pas inoubliable pour moi.
Je m'avance prestement vers la scène pour attendre
Daft Punk qui est une des motivations principales de ma venue aux eurocks
2h30 du matin. Je me suis placé dans le premier quart de la fosse afin de profiter à fond du spectacle visuel tout en étant dans l'ambiance. Avant que ça débute, le public semble chaud mais sans plus, ça crit Daft Punk par si par là, c'est tout. Enormèment de monde, par contre.
Ils sont sur une grande pyramide avec des néons autours, je pense que tout le monde a vu des photos.
Ca a débuté par une enorme montée sur Robot Rock. le cd human after all tant décrié a prit une enorme ampleur en live, les chansons ont dévellopés une puissance phénoménale.
Bref, Robot Rock, ça saute de partout, c'est la folie. La suite a été du même acabit. Les morceaux sont joués en live (on ne le voit pas mais c'est très très possible), c'est pas un dj set comme certains auraient pu le penser.
Ils ont effectué un enorme mélange de tous leurs titres, genre Robot rock sur Oh yeah avec un soupcon de Technologic dedant. On sent qu'il y a un gros travail en amont.
Technologic, donc. Enorme titre en live, avec le showlight extrèmement bien synchronisé, c'était magnifique.
On a ensuite embraillé sur l'a-cap de Television Rules the nation mixé à celui d'Around the world, lui même introduisant face to face (je crois) pour un duel avec T rules the N.
Les titres étaient compressés, mixés, écrabouillés entre eux avec beaucoup d'inspiration.
De longues montées progressives, j'en garde en mémoire une magnifique, assez nostalgique, le genre de montée ou tu regardes le public, les étoiles sur ta tête, la scène illuminée, tes mains en l'air frappant à l'unisson, ton pote a côté de toi et ou tu te dis "putain, c'est bon".
Steam Machine comme un soufflement introduit around the world, la partie musicale cette fois, lui même mélangé à Harder better faster stronger, après ça continue avec face to face, quelques autres titres, puis un silence. Un dong. One more time. Folie. Solo de guitare, plus que de la folie, le lightshow est somptueux, on est transporté.
Ca continue avec quelques titres avant que débute de profonds beats répétés et la voix de brainwasher en fond. On pense que le morceau va débuter mais c'est l'a-cap de prime time of your life qui prend place, soutenu par le beat si caractéristique de Rollin' & scratchin'.

La note finale du life se tient en une longue plainte tandit que les synthés torturés de rollin' & scratchin' prennent place (excellente transition, soit dit en passant). Ici débute un des moments les plus forts du concert, du festival et de ma vie.
Rollin' & Scratchin', le public acclame, hurle, ça saute de partout et sur tout le monde. Excellente monté, apothéose, c'est enormissime, y'a vraiment pas de mots. Brainwhasher débute en fond puis la voix se déchire et une version survitaminée de la chanson débute.
Tout le festival se transforme en rave (j'exagère à peine), brainwasher en live est une tuerie. On a ensuite droit à Alive. Et là on peut mourir heureux. en trois titres, les Daft Punk ont mis tout le monde d'accord.
Silence. Acclamation. Da Funk. Silence. Acclamation. Human after all mixé à Rock'n'roll. Silence définitif. Immense clameur sur Belfort, Ca hurle, ca acclame les daft punk qui lachent leurs machines pour nous applaudir à leur tour. Après avoir été robot ils redeviennent ainsi Human. La boucle est bouclée et le live est terminé.
Seule critique, les transitions sont d'un brutal ... Parfois ça marche très bien, parfois c'est beaucoup trop violent. Un gros effort aurait pu être fait de ce côté là. Un concert pour lequel les adjectifs manquent. Une furie sauvage. un truc proche du paradis ou des enferts, mais surement pas au niveau de la terre.
les 30000 personnes sortent en même temps du site, ça bouchonne pas mal. Moi je m'en fous, j'ai perdu 3 litres d'eau mais je suis heureux. On suit le chemin de fer, sympa, dans le noir, moins sympa. On arrive au camping, ça gueule dans tous les sens. Je suis crevé, on se fout dans la tente avec les bouchons d'oreille. Jamais aussi bien dormis de ma vie.
Samedi. 9 heures du mat', la tente d'à côté à décidé de se transformer en jukebox. De qualité, alors ça passe. Il fait très très chaud avec un beau ciel bleu, j'ouvre la tente et pointe mon nez dehort. je me rendort. 12 heures, je vais du côté des douches. 3 heures d'attente. okay. Je regarde les lavabos, c'est pas mal non plus, très convivial. Et puis il fait beau et chaud.

Je reviens à la tente, Joan a préparé des pates chinoises, c'est un très bon compagnon. Pratique comme tout. On mange un bout et on part à la recherche de l'ombre. On en trouve entre deux bus on on s'écrase littéralement pour dormir deux petites heures. Très rock'n'roll.
16heures, on repart sur le site. Direction le chapiteau ou les
hushpuppies débutent la journée. C'est du rock, plutôt bien exécuté, bonne ambiance pour un début de journée, ils auraient été parfait 2 heures plus tard quand le festival commence à être bien chaud. On décide de bouder enhacer, Joan achète un bout à manger et on se dirige tranquillement vers la plage ou nous attend I love UFO.
I love UFO. On s'installe sur la plage, en retrait. Je m'allonge. I Love UFO commence, c'est - parait-il - du punk psyché. Le soleil s'en donne à coeur joie, le sable est assez confortable, je m'endors. S'endormir durant un concert de punk, faut le faire. Je me réveille une heure plus tard, Joan apparement a écouté et bien aimé, il est mignon il m'a laissé dormir. J'accuse un peu le coup mais une tête sous l'eau plus tard on se dirige vers la grande scène ou nous attend
Morrissey. On a entendu dire que le monsieur est mythique (leader des Smith il fut un temps), malheuresement le peux qu'on entendit fut chiant.
Une barquette de fritte améliorée plus tard, direction le chapiteau ou Nohara, surprenante rencontre entre les Pascals - fous furieux musiciens chinois - et Camille, allait jouer.
Nohara. Je ne savais pas trop quoi en penser. J'étais impatient de voir
Camille mais cette création ne m'inspirais pas trop.
Les Pascals entrent en scène et jouent quelques morceaux, oscillant entre pop japonaise, polkas ou valses bigarées. C'est très bon et très bien exécuté, même si entre deux morceaux quelques abrutis gueulent "camiiille".
D'ailleurs, la voici qui rentre avec fracas sur "vous". La magie opère, le mélange des deux univers est sublime, les adaptations des Pascals sont sublimes, il y a un groove enorme porté par la belle et maitrisée voix de Camille qui s'en donne à coeur joie, danse, saute, cris.

L'alchimie est complète, je suis complétement porté et subjugué par ce spectacle de toute beauté autant visuellement que musicalement. Une enorme surprise, une claque en pleine gueule. Ta douleur, Jeanine, tout y passe pour le plus grand plaisir d'un public ultra-receptif. Camille s'essaie également au chinois pour un résultat charmant. On est véritablement balloté entre des centaines d'univers différents au grès des envies de Camille et des Pascals, dont les membres lancent des jouets en plastique ou jouent au violoncelle avec une ponceuse.
Au milieu du concert de grandes boules à facettes sont révélées sur scène, des milliers de points lumineux envahissent le chapiteau.
Camille nous annonce en conclusion : "j'ai écris une chanson d'une démagogie épouvantable", dont je vous livre les paroles :
"pour les bleus c'est leu leu leu
pour les vert c'est la la lère
et pour toi c'est là là"
Reprise en coeur par tout le chapiteau afin de fêter la victoire de la France. Le concert s'achève comme ceci, tous en coeur, heureux d'avoir vécu une expérience unique.
Un petit tour vers
Depeche Mode sur la grande scène. Dès la première chanson Joan me regarde "on se casse ?". Il a pas tord, même si visuellement c'est assez beau, les chansons donnent l'impression de ne jamais décoller. Etant donné qu'ils sont une des têtes d'affiches j'ai quelques scrupules à ne pas assister à leur concert mais j'abandonne finalement vers la moitié. La suite d'annonce beaucoup plus interressante.
Katerine. Un fous furieux comme on en voit trop rarement. Il débarque sous le chapiteau à minuit, crit "aloors il y a eu france-sochaaaaaaaaux ?" et débute le concert sur les chapeaux de roues. Il est accompagné par 4 ex-little rabbits fournissant une belle energie rock, quasi-punk. Katerine est un personnage hort du commun, il faut le voir pour s'en rendre véritablement compte. Seul point noir du concert, quelques crétins du public s'amusant à gueuler "on est en demiii" pendant les chanson. C'était lourd.

Etres humains, le show débute, je retrouve la folie d'arctic monkeys, ça saute dans tous les sens, ça vit le concert, je suis heureux du public. J'étais bien placé, j'ai tout vu, c'était jouissif. Toutes les chansons du dernier album y passent. Sur Marine le Pen je n'ai cru pas survivre, c'était la folie. quelques milliers de personnes gueulant "marine le pen" en coeur, ça peut effrayer.
Les musiciens partent, Katerine entonne Titanic a-capella. Il tient le public en haleine avec ses paroles pleinent d'esprit, toujours bien barrées, soutenues par une voix unique et maniérée au possible. J'adore. L'effet match faisant son effet, Katerine modifie "après moi" et c'est ainsi que tout le public se met à gueuler à sa suite "on est tous des fabien bartez", "on est tous des lilian thuram", on est tous des imbéciles", etc etc. Il fait ensuite monter une fille sur scène qui danse avec lui.
Louxor, j'adore. De la folie furieuse. Katerine coupe le son, le remet, le public joue le jeux à fond et gueule comme c'est pas donné durant les brefs silence. Excellente ambiance, excellente musique, Katerine nous fais savoir qu'il nous emmerde et quitte la scène, acclamé. Ainsi part Un véritable showman qui a mit le feux au chapiteau.
On sort alors et après avoir mangé un bout nous installons devant la grande scène, ou
Coldcut va bientôt démarrer. Un live très attendu pour ma part.
Ca débute très drum'n'bass, je suis plutôt surpris. des rythmiques précises et rapides, un travaille hallucinant sur les videos, extrèmements bien synchronisées.
La scène est simplement découpée en deux partis avec une grande table, les machines dessus, 4 hommes derrières, un MC et un grand drap blanc derrière ou sont projetés les videos. La musique s'oriente ensuite vers les sonorités du second album avec plus de douceur et de construction. Belle version de man in a garage. Ensuite apparait roots manuva sur les écrans tandit qu'une excellente version de True Skool est jouée. Vraiment bon.
Un public pas vraiment nombreux mais apparement de connaisseurs. Très bonne ambiance.
Le concert finit relativement tôt, mais l'heure est tardive. 2h30 facile.
On se prend à boire avec Joan pour ensuite se diriger vers la loggia.
Nathan Fake. dernier concert de la soirée. Je sens beaucoup de fatigue dans Joan qui décide de squatter un pillier de la loggia. Je m'approche du public clairsemé venu entendre ce prodige de l'electro Anglaise. Le renouveau, Border Community, tout ça.
Excellent live, Nathan Fake est venu accompagné d'un VJ collant bien à son univers. Peu de matos, un simple ordi et une machine que je n'ai pas identifié (groovebox ? sampler ?). Il joue principalement son premier album dans des versions psychédéliques, parfaites pour le moment.
Je planne complétement sur ces nappes alambiquées, ces rythmes tantôt soutenus, tantôt lancinant. Un beau sens de la mélodie et un parfum de mélancolie pour une fin de second jour chargée en émotions.

Je vais réveiller Joan sur son poteau et on part malheuresement avant la fin, histoire d'éviter le grand rush de fermeture. On arrive ainsi à prendre une navette ou ça gueule dans tous les coins, ambiance des eurocks oblige. Ca encourage le chauffeur à se transformer en pilote de rally, ça rigole, moi je suis un peu absent de tout ça tellement la fatigue s'est emparé de moi. On arrive au camping, on se met dans la tente. Jamais trouvé le sommeil aussi rapidement de ma vie.
Dimanche, dernière journée. Le lever est difficile après une veille bien mouvementée. 9h, la musique démarre, j'ouvre la tente et respire l'air extèrieur. Il y a comme une odeur de nostalgie. Je vais faire un brin de douche et revient à la tente pour manger un bout, que des bêtises evidemment. Mélange de saucisson, pate chinoises, chips, pomme, j'en passe. Au lever, c'est dur, mais on est aux eurocks. On commence à plier bagage vite fait, il faut mettre toutes nos affaires dans le car. 14heures, les soutes s'ouvrent.
La journée débute tôt mais il y a peu de groupes interressants avant 18heures. Nous prenons le chemin des rails et nous arrêtons en chemin pour allez dans un prêt. Il fait un soleil respendissant, nous nous allongeons pour dormir un peu. L'endroit est résolument paradisiaque, à la lisière des bois. Je m'assoupis complétement, fatigué des jours précèdents et heureux d'être enfin un peu plus seul avec Joan, 30000 personnes, au quotidien, je sature vite.
17heures, nous prenons le chemin de la presqu'ïle. Il fait vraiment beau.
On se prend un cornet de frites (avec beaucoup de sauce, c'était super équilibré) et on s'allonge dans l'herbe face à la plage afin d'attendre Duchess says.
Duchess Says. Le show démarre, la chanteuse se badigeone de bière, le ton est donné. Un electro-rock puissant, un peu bourrin, poussé par une voix légèrement éraillée. Je sature vite. Mais la fatigue est toujours là et l'endroit est mignon, on reste un peu. L'étape suivante et la recherche d'ombre. Nous en trouvons tant bien que mal sous la grande tente-bar, ou des rafraichissements nous tendent les bras, bel accueil. Suite à cela nous sommes allez jeté un coup d'oeil à Aloan. Je m'attendais à de l'electro-pop finement ciselé, j'ai eu droit à un mélange hip-hop-pop indigeste, courage, fuyons. On se calle dans l'herbe (mais une autre) devant la grande scène afin d'attendre Art Brut.
Art Brut, ce sont des accompagnements sympathiques mais une voix minable. Un chanteur qui parle au lieux de chanter (c'est, parait-il, leur particularité), un charisme d'arlette laguillier, s'en est trop. Dommage, l'ensemble était tout de même plaisant.
Mogwai. Un concert que je ne voulais absolument pas rater. On rentre sous le chapiteau, il y a beaucoup de monde, dur de se frayer un chemin. Joan veut sortir, je suis bien obligé de le suivre. Je n'ai rien vu du concert, je me suis allongé au bord du chapiteau pour simplement écouter la beauté des compositions, la sensibilités des arrangements, et bouder un peu. Joan a vu les écrans, apparement c'est plus important pour lui que de voir le concert en vrai. En effet, selon sa conception d'un concert, c'est la musique qui importe le plus, le reste on s'en fout. Le contraire de moi qui considère qu'un concert est avant tout une alchimie entre le visuel, l'auditif et le public, c'est une ambiance qui transporte, une jouissance de jouer faisant plaisir à voir, on ne retrouve pas cela sur des écrans. Joan veut allez manger, je veux voir Archive, on se sépare donc et c'est seul que je m'aventure devant le grande scène.
Archive. Un mot qui raisonne encore dans ma tête. J'ai pris une claque, immense. Des compositions somptueuses, mélancoliques, dramatiques ou plus pop, une formation originale (ils étaient au moins 6 sur scène), des chanteurs exceptionels (un chevelus possédé et un polissé de grande classe, avec un charisme monstreux et une voix à tomber), ce groupe est magnifique. J'ai pris une claque, oui, j'aurais aimé l'a vivre avec Joan, mais il n'était pas là. Un concert somptueux, de la ballade Fold à la longue introduction, tout fut parfait et transporta Maulsaucy sur une vague trip-pop enchanteresse. Je dus malheuresement partir avant la fin afin d'être bien placé pour le concert de Sigur Ros.
Du monde, toujours du monde, je retrouve enfin Joan et nous rentrons sous le chapiteau. Je n'ai toujours pas mangé mais la musique est beaucoup plus importante.
Sigur Ros. je l'attendais également. Intro somptueuse avec un drap blanc voilant la scène. Les ombres du groupe mouvent au rythme du vent, les lumières sont somptueuses. Les chansons s'enchainent sans discontinuer, la magie opère. On fait de la guitare avec un archet, du violon, de la guitare classique. Une mélancolie souffle sur Maulsaucy tandit que les compositions s'étirent, envellopant un public tout acquis à leur cause.

Malheuresement le groupe suivant étant Muse je dois écourter le concert et partir avant la fin afin d'avoir une place raisonnable. On s'avance comme on peut avec Joan mais il y a déjà enormèment de monde et beaucoup sont assis, ce qui prend beaucoup d'espace. 5 minutes avant le début tout le monde se lève et on peut enfin s'approcher tant bien que mal, tout en se tenant, il est très facile de se perdre parmis les 30000 personnes massées devant la scène.
Muse. Encore un concert que j'attendais impatiemment. Le dernier de ces 3 jours. Très important, donc. La scène est faites d'écrans carrés très classieux et de longs tubes pendus ne servant pas à grand chose sinon à faire jolie, façon "rencontre du troisième type". On commence très fort avec Knight of Cydonia, à chanson magique moment magique, le pont a-capella est sompteux, ça commence très bien.

La setlist fut bien choisie, même si les morceaux du dernier album passent moyennement en live. Mis à part l'énorme Take a Bow en rappel ou à la limite Starlight, j'ai accroché mais moyennement aux nouvelles.
En parlant du rappel, celui-ci fut enorme. Take a bow, Hysteria puis Showbiz, c'était plus qu'un rêve.
Excellent concert, j'ai pu planner sur Citizen Erased ou m'éclater sur Plug in baby, je n'ai pas été décu.
Les lumières s'éteignent, les eurockéennes sont finis. J'ai faim, affreusement, on se dirige vers les stands on j'arrive à acheter un des derniers hot dog. Je me dirige vers la table aux sauces et j'arrive à choper un peu de moutarde dans un pot ou a été deversé quelques centaines de mini fourchettes en plastique, question de dextérité.
On prend le chemin du retour et parcourons une derniere fois les rails et les près. On arrive au car ou circule une feuille afin de marquer son adresse internet dessus au cas ou. On délire un peu dessus avec Joan en lisant les adresses des gens, les filles derrière nous s'y mettent aussi (après avoir qualifié leurs adresses de "politiquement correcte mais chiante" et "rebelle dans l'âme façon 666", heuresement qu'elles avaient de l'humour). J'enlève mes lentilles, le car démarre, nous partons, on a réussit à se mettre à côté avec Joan, j'ai ainsi un coussin idéal à ma disposition, c'est magnifique. On s'endort comme des masses.
Le soleil se lève, le ciel est toujours aussi bleue.
On mange un petit quelque chose sur une aire d'autoroute.
On arrive a Nîmes, il fait chaud et le ciel est voilé.
On attend mon pêre, je me passe la tête sous l'eau, je suis comateux comme c'est pas permis et j'ai mal sur les deux bras à cause des coups de soleil. Mais je suis heureux.
Mon pêre arrive, on repart, on dépose Joan que je ne verrais plus avant le mois d'Aout.
C'était enorme. 3 jours comme cela, ça ne s'oublie pas. Merci les Eurocks, merci Joan c'était super d'avoir vécu ça avec toi (même si je sais que tu ne liras jamais ce message).